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Intitulé officiel : Etats-Unis d'Amérique
Superficie : 9 370 000 km²
Population : 285,9 millions d'habitants
Capitale : Washington DC (607 000 habitants)
Population et ethnies : Blancs (74%), Afro-américains (12%), Hispaniques (9%), Asiatiques (3%), Amérindiens (0,8%)
Langues : anglais, et de nombreuses langues secondaires, principalement l'espagnol
Religion : protestants (56%), catholiques romains (28%), juifs (2%), musulmans (1%)
Institutions politiques : république fédérale composée de 50 Etats
Président : George W. Bush

PIB : 9 940 milliards $US
PNB/hab. : 34 640 $US
Croissance annuelle : 1,2%
Inflation : 2,8%
Principales activités : pétrole, électronique, informatique, industrie automobile, industrie aérospatiale, agriculture
Principaux partenaires : Canada, Japon, Union européenne

 

 

23 juin 1999 :

         Nous prenons l’avion pour San Francisco avec la compagnie Lufthansa, nous reviendrons sur le même vol le 20 juillet 1999. Après plusieurs mois d’économie, nous embarquons à 10 heure du matin à Frankfurt. 10 heures de vol et 5 repas plus tard, nous atterrissons à midi heure locale. Un couple d’ami (Marie et Karim) nous accueille à l’aéroport. Les retrouvailles sont chaleureuses. Nous prenons illico presto la freeway pour déposer nos affaires dans leur appartement. Marie nous emmène dans Downtown par le métro « sur-terrain ».

         San Francisco se situe à 660 km au nord de LA. De nos jours, ce n’est plus l’or qui attire les nombreux visiteurs de cette ville. Ici, tout est différent. Les noirs sont noirs et fiers de l’être, les gays sont fiers d’être gay, car c’est ici aussi que l’on trouve la plus grande communauté homosexuelle du monde. Il y a peu de gratte-ciel dans le centre et ils doivent répondre à des normes esthétiques très précises, très contraignantes pour les promoteurs. San Francisco est sûrement l’une des plus belles villes du monde, elle m’enchante par ses nombreuses collines et ses fameuses rues en pente. On découvre avec bonheur des quartiers très différents et des sites somptueux, qui font sa très grande richesse culturelle. Pas étonnant que les américains l’aient surnommée : Everybody’s Favorite city... Malheureusement, toute médaille a son revers et on la surnomme aussi fog city ! Il y fait frais et en été, on ne dépasse que rarement les 20°C.

 

         Nous déambulons autour d’Union Square et effectuons nos premiers achats. sur cette place. Elle est plantée de palmiers en bordure du Theater District et doit son nom aux grandes manifestations en faveur de l’Union qui s’y déroulèrent pendant la guerre de Sécession. Des magasins ont peu à peu pris le pas sur les églises, les clubs de gentlemen qui bordaient à l’origine Union Square et elle constitue aujourd’hui le cœur du quartier commerçant de San Francisco. Au centre de la place, j’observe une victoire en bronze sculptée en 1903 par Robert Aitken qui se dresse au sommet d’une colonne haute de 27 m. Le décalage horaire commençant à faire effet, nous rentrons dévorer une pizza XXXXL avant de se coucher... exténué...    

        

24 juin 1999 :

         Il est inévitable d’emprunter le cable-car à San Francisco. C’est ce que nous faisons en bons touristes. Nous rejoignons à nouveau Downtown en métro, puis 20 minutes plus tard, nous rejoignons le Powell Street Cable Car Turntable. C’est en fait le lieu de départ des wagons qui empruntent les rues les plus impressionnantes de San Francisco. Elles desservent Nob Hill, Chinatown et le Fisherman’s wharf au départ de l’angle de Powell Street et Market Street. Contrairement aux autres lignes, celles-ci ne peuvent circuler que dans une seule direction, d’où la nécessité d’une plaque tournante à chaque terminus. Ce sont le receveur et le griman qui poussent les wagons vide pour lui faire faire demi-tour, c’est une animation traditionnelle qui nous amuse avant d’embarquer. Nous dévalons les collines, posons pour la postérité entre deux arrêts avant d’arriver sur Pier 39 au bord de la Bay Area.

 

         On peut y vois se dessiner la prison d’Alcatraz. Cela signifie Pélican en espagnol et fait référence aux premiers habitants de ce rocher exposés aux vents qui occupe une position stratégique à 5km à l’est du Golden Gate. En 1859, l’armée américaine y établit un fort qui garda l’entrée de la baie jusqu’en 1907 où il devint une prison militaire. Il servit ensuite, de 1934 à 1963, de pénitencier fédéral de haute sécurité et accueillit Al Capone entre autres. Nous ne visiterons pas le rocher par manque de temps (2 heures de queue).

         Nous préférons opter pour une ballade sur le Pier 39, nous restaurer à l’américaine (Big Mac), discuter avec les phoques ou acheter des chemises Lonely Toons. Depuis sa restauration en 1978, cet ancien quai de déchargement de marchandises construit en 1905 a pris l’apparence d’un pastiche de village de pêcheurs en bois.

 

         Nous retournons ensuite vers la Transamerica Pyramid, le plus grand gratte-ciel de la ville haut de 260 mètres. Il est composé de 48 étages où travaillent 1500 employés. Lors de son inauguration en 1972, il déplut fortement à la population puritaine de la cité car on l’apparentait à un sexe masculin. Dorénavant, il fait parti intégrante de Downtown

 

 

25 juin 1999 :

         Nous changeons de décor en nous fondant dans le paysage sud-américain. L’Ocean Avenue traverse des quartiers très différents, nous l’empruntons jusqu’au bout pour atteindre, devinez quoi... l’océan évidemment. Toutefois, il est impossible de se baigner, il fait un froid de canard mais la plage est belle et déserte. Je pense aux pauvres petits français qui s’entassent sur les plages antiboises à raison d’un mètre carré par personne.

 

         Le bus nous emmène ensuite vers le nord de San Francisco. Marie nous incite à fermer les yeux jusqu’à son stop, nous ouvrons les yeux au moment crucial et restons bouche bée devant le Golden Gate Bridge. Ce nom me laissait souvent rêveur à même titre que le Taj Mahal. Le voici qui se dessine dans un ciel bleu parfait, ce qui est rare. Son rouge vif me fait craquer de la pellicule mais cela reste vraiment un coup de cœur. Nous le traverserons jusqu’à sa moitié avant de revenir et d’admirer l’océan d’un côté et down town, Alcatraz de l’autre. Ce pont fut érigé en 1937. Sa construction coûta 35 millions de dollars et dura quatre ans. Il était à son inauguration le plus long et le plus haut pont suspendu du monde et seuls ponts deux ponts comme lui d’une seule traversée le dépassent encore par la taille. Petite anecdote : les voitures peuvent l’emprunter gratuitement pour sortir de SF mais doivent s’acquitter de 3 billets pour l’emprunter dans l’autre sens.

       

         L’envie de découvrir de nouveaux sons et de nouveaux quartiers nous poussent vers Haight Street. S’étendant entre le Buena Vista Park et le Golden Gate Park, le quartier d’Haight Ashbury offrit dans les années 1880 un espace aéré où échapper au centre-ville et devint une zone résidentielle. Des noirs s’y installèrent après la deuxième guerre mondiale sans provoquer de rejet de la population blanche. Cette atmosphère tolérante attira dans les années 60 toute la bohème hippie. Ces quelques rues se sont beaucoup embourgeoisé depuis mais garde un brin d’excentricité avec ses friperies et son magasin de disque  d’occasion. C’est le plus grand que je n’ai jamais vu avec même une partie chanson française. J’achète une vingtaine de disque et notamment la BO de La Vérité si je mens pour la modique somme d’un $. Nous passerons la soirée dans un resto de type old School avec serveuse en mini-jupe et toque. Nous poursuivrons dans un bar de Castro (quartier gay de la ville) avec des amis à Marie.

 

26 juin 1999 :

         La soirée d’hier a laissé des traces, le lever est fixé à midi. Nous prenons la route du Golden Gate Bridge et Sausalito. Dans cet ancien village de pêcheurs qui s’emplit de San Franciscain pendant le week-end, des bungalows victoriens s’accrochent aux collines abruptes qui tombent dans la baie. Bordée de boutiques et de restaurant, La Bridgeway Avenue, parallèle au front de mer, nous fait office de promenade. Nous déjeunons au Sam’s café, un superbe resto qui nous dévoile, derrière le fog, les contours des buildings de Downtown, de l’autre côté de la baie.

 

         Nous poursuivons notre ballade en voiture vers Sonoma et Nappa Valley. Serrée entre les Mayacama Mountains à l’est et les Sonoma Moutains à l’ouest, l’étroite Sonoma Valley longue de 27 km renferme 2400 ha de vignobles. Nous nous dirigeons ensuite vers les outlets de Napa (magasins d’usines). Nous y resterons plus de deux heures avec comme point d’orgue les boutiques Calvin Klein, Levi’s, Dockers ou Quicksilver, nous reviendrons avec un sac de sport remplis de fringues, les prix sont tellement attractifs...

         Nous retrouvons avec plaisir le Golden Gate que nous empruntons à nouveau pour nous préparer à une soirée mémorable : le producteur du jeu Simcity, qui est un français et ami de Karim organise son anniversaire dans sa villa. La soirée qui se déroule à San José est digne des films holywoodiens avec un buffet de 30 mètres de long, un DJ. Je termine la soirée à 4h15 dans la piscine avec un sandwich au foie gras, elle est pas belle la vie...

 

27 juin 1999 :

         Le jour tant attendu est arrivé, la Gay Pride : Nous démarrons vers 10 h pour un petit appartement situé dans une proche banlieue de San Francisco où nous attendent un couple d’Alsacien vivant maintenant en Californie. Ils vivaient près de Sélestat dans le Bas-Rhin, le monde est petit. Tous les amis de Karim et Marie se sont retrouvés là pour découvrir une des fêtes les plus extraordinaires de ma vie. La fête se déroule de la façon suivante : un défilé de chars puis une gigantesque rave en plein centre de la cité : les hommes se ballade en string, couvert de peintures, on note aussi des dragqueens, des autres tout vêtus de cuirs, l’association des gays de plus de 80 ans, des chars toujours colorés, des vendeurs de perles, j’en passe et des meilleurs. Nous rentrons dans la soirée exténués par cette journée et par le manque de sommeil probablement. La réservation de voiture est faite, nous pouvons nous endormir tranquille en pensant à tous les paysages magnifiques qui nous attendent.

          

     

28 juin 1999 :

         Le grand jour arrive, il est 8 h 30, nous prenons le métro jusqu’à Down Town pour prendre en main une Dodge Stratus blanche automatique de classe moyenne. Ceci-dit, elle a le même gabarit qu’une laguna. Nous la choisissons avec la clim, ce qui est obligatoire dans ces contrées chaudes. Nous nous envolons vers 10 heures vers le sud et la route 1 qui descend vers Monterey, lieu de notre premier stop. Nous déambulons dans Fisherman’s Wharf ,autour des nombreux pélicans qui marchent sur les pontons, et ses boutiques sur pilotis afin de nous restaurer et d’effectuer quelques achats.    

        La route qui descend vers LA est d’une splendeur à vous couper le souffle, nous roulons à 65 miles par heure le long du littoral qui se dessine anarchiquement le long de l’océan. Les quelques plages de sable nous laissent découvrir ensuite une colonie de phoques venue s’échouer sur le rivage. San Luis Obispo puis Santa Maria, nous dévorons les Miles jusqu’à un motel situé à 75 miles de Santa Barbara et 170 de LA. Comme toujours, je m’occupe de la location de la chambre en marchandant comme il est de rigueur après 17 heure. Nous nous endormirons bien vite, Los Angeles est déjà là.

 

 

29 juin 1999 :

         L’excitation nous réveille à 7 heure, le temps n’est pas réjouissant, mais nous décidons de poursuivre notre descente vers Santa Barbara. C’est une station balnéaire renommée qui offre l’exemple rare en Californie du sud d’une ville  au style architecturale homogène. Suite au séisme de 1925, la ville fut reconstruite suivant des règles strictes qui expliquent le charme de son centre. L’importance de la population étudiante nous pousse à visiter une petite fac (Santa Barbara city Collège). Nous restons bouche bée devant les infrastructures et la propreté des locaux. Quand je pense à nos infrastructures françaises, il reste pas mal de travail... Paso Nuevo est un centre commercial qui complète une galerie marchande plus ancienne située de l’autre côté de State Street, mais les prix affichés ne conviennent pas aux deux étudiants que nous sommes. Santa Barbara ne me laissera pas un souvenir impérissable. Le temps nous pousse à nous diriger davantage vers le sud.  

 

         C’est sous un soleil radieux que nous débarquons dans la ville de Los Angeles, ici tout est grand, les avenues sont longues de 40 km, les limousines de 10 mètres et les palmiers haut de plus d’une dizaine. Formé de 80 villes, l’agglomération compte plus de 8,5 millions d’habitants sur une superficie dépassant 1200 km². Mes parents qui visitèrent la ville quelques mois avant m’avaient mis en garde par rapport à l’immensité de la cité et à la difficulté de se repérer dans les dédales de freeway. Arrivant du nord, nous et avec l’aide de notre atlas des USA géant, nous nous repérons assez facilement et nous atterrissons tout naturellement à Rodéo Drive qui est sans doute l’avenue commerçante la plus luxueuse du monde, celle, en tous cas, fréquentée par le plus de vedettes. Nous ne rencontrons aucun acteur connu dans cette rue mais effectuons un lèche-vitrines attentif devant les boutiques d’Hermès, Christian Dior ou Gucci tel que le faisait Julia Roberts dans Pretty Woman. 

         Nous nous dirigeons ensuite vers le Beverly Hôtel et ses jardins afin de se reposer de la journée. La balade entre les bassins majestueux est à l’image de la Californie. Cet hôtel, que nous observons de l’extérieur accueille toutes les stars du cinéma lors de leurs passages à LA quand elles n’habitent pas Beverly Hills. Il faut noter que sa rénovation n’a coûté que 100 millions de dollars il y a quelques années.

         En évitant le flux incessant de bus à touristes qui sillonnent les allées de Beverly Hills, nous entamons une visite au feeling entre les superbes villas. Depuis qu’en 1920, Mary Pickford et Douglas Fairbanks firent construire leur maison, Pickfair, au sommet de Summit Drive, vivre à Beverly Hills est le symbole du succès pour les professionnels de l’industrie du spectacle. Sunset Boulevard marque une frontière : ceux qui habitent au sud ne connaissent pas la misère, mais mieux vaut vivre au nord pour se voir considéré comme vraiment riche. Les demeures, dont certaines sont d’un luxe ostentatoire, d’autres étonnamment modestes, présentent presque tous les styles architecturaux. La vue qui surplombe LA est magnifique mais nous nous perdons et une envie pressante m’oblige à pisser sur le muret d’une superbe villa. J’apprendrai plus tard que cette maison venait d’être achetée par Sharon Stone, excusez-moi du peu. En début de soirée, nous trouvons finalement un hôtel à Culver City non loin de Downtown pour la modique somme de 40 $ par nuits, nous nous écroulons et préparons la journée de demain dans une pizzeria.

 

 

30 juin 1999 :

         Les parcs d’attractions aux USA sont très nombreux, nous pourrions en faire un par jour, c’est pour cela qu’une grosse sélection est nécessaire. Nous optons pour la visite d’un des plus célèbres : Universal Studios. Carl Laemmle acheta ici en 1915 un élevage de poulets pour y déménager son studio de cinéma alors installé à Hollywood. Il offrit au public la possibilité de venir assister aux tournages pour la somme de 25 cents, voici comment naquirent les studios.

         Nous entreprenons les visites des attractions telles que Jurassic Park où l’on traverse en bateau un paysage tropical préhistorique peuplé de dinosaures amicaux ou féroces avant une glissade spectaculaire dans l’eau. J’enchaîne par l’Animal Actors Stage qui n’est autre qu’une représentation théâtrale où se mêle une pléiade d’acteurs animaliers. Water World vaut le détour, dans des décors tirés du film de Kevin Costner, tiens, tiens ... on admire 20 minutes de folles acrobaties en jetski, d’explosions et de scènes de batailles. Il y a même un chasseur bombardier qui s’écrase dans l’eau. Dans le même esprit, nous assistons à la représentation de Wild Wild West Stunt Show qui est une farce qui met en scène quelques-uns des meilleurs cascadeurs hollywoodiens et leurs chevaux. Bagarres de saloons, échanges de coups de feu, explosions, rien ne manque. La fin est magnifiquement destructrice.

         L’après-midi se rythme par les animations Back to the Future ou Backdraft qui met en scène les effets spéciaux utilisés lors du tournage en 1992 dont les héros étaient des pompiers. On assiste à un incendie à l’intérieur d’un entrepôt d’essence où se dégage une chaleur intense.

         Nous terminons la visite par le Backplot Tram Tour qui est une promenade à travers les studios qui permettent d’admirer le Bates Motel (Psychose) construit en 1960. On subit ensuite un tremblement de terre, rencontrons king-kong et le requin des Dents de la Mer, nous survivons à l’écroulement d’un pont, à une crue subite et à une avalanche. Le Hard Rock Café situé dans l’enceinte du Park nous incite à boire un drink. Nous rencontrons, attablé avec ses enfants, le célèbre acteur Kevin Costner. Tel un paparazzi, je vole deux photos de lui caché derrière ses lunettes noires. Nous reprenons la freeway à 12 voies vers Culver City.

 

1 juillet 1999 :

         C’est avec beaucoup de regrets que nous entamons notre dernière journée à  LA mais d’autres espaces nous attendent. Partout dans le monde, le nom d’Hollywood Boulevard évoque chez les amoureux du cinéma américain une image empreinte de luxe et de gloire. Nous longeons cette rue et slalomons entre les célèbres étoiles de Kim Basinger, Alfred Hitchcok, Michel Jackson ou Harrison Ford jusqu’à celle de Maryline Monroe. Cette étoile est la plus observée par les touristes. Le boulevard est si propre que l’on mangerait par terre, en effet des anonymes ont la responsabilité du nettoyage de chaque étoile. Il y a une liste d’attente de plus de 20 ans pour avoir le privilège d’être « nettoyeur d’étoile de star ». 

         Le Mann’s chinese Theatre est le monument le plus célèbre d’Holywood et n’a guère changé depuis son inauguration en 1927. Son fondateur Grauman eut une idée pour asseoir le prestige de son cinéma : inviter des stars d’Hollywood à laisser leurs empreintes de pieds et de mains ainsi que leurs signatures, dans la cour du bâtiment. J’en profite pour poser pour la postérité dans les empruntes de Jack Nicholson.

         Nous poursuivons, en voiture la route qui mène vers le sud afin de découvrir les fameuses Hollywood hills, collines qui laissent apparaître le célèbre signe aux lettres de 13 mètres de hauteur.

         L’appel des courants marins nous pousse à visiter la fameuse Venice Beach dans la baie de Santa Monica. Nous nous étendons au soleil avant de se réveiller une heure plus tard rouge comme des écrevisses. Mû par l’ambition de déclencher une renaissance culturelle en Californie du sud, le magnat du tabac Abbot Kinney décida au début du siècle de construire une version américaine de Venise. Il perça 11 km de canaux où circulaient des gondoles et gondoliers le jour de son inauguration en 1905. Malheureusement, Kinney avait oublié de prendre en compte les marées dans l’élaboration de son projet et la ville connut d’incessants problèmes d’égouts. Depuis sa création, Venice attire artistes et écrivains et de nombreuses peintures murales ornent ses façades. Des artistes de rue en tout genre, de l’avaleur de sabre à l’homme-orchestre, s’y produisent au milieu d’une nuée de roller-skateur. Muscle Beach, où Arnold Schwarzenegger venait s’entraîner nous attire plus particulièrement avec sa pancarte : ne jetez pas de nourriture aux fauves. Nous retrouvons ici tous les clichés de l’Amérique avec son chien à casquette étoilée ou son montreur d’ara. Nous évitons avec surprise les bouchons vers 6 heures du soir et nous ne mettons que 1 h pour traverser LA. La direction de San Diego est prise et nous marquons une étape à Leucadia à quelques encablures de la ville frontière.

            

  

 

2 juillet 1999 :

         D’après de nombreux voyageurs, San Diego est une ville à forte tendance hispanique, mais sans réel attrait si ce n’est le mondialement connu Sea World. Cette cité est un lieu de passage obligatoire pour ceux qui veulent se rendre vers Tijuana, la ville mexicaine frontalière. SD dont nous n’avons jamais trouvé le centre ville possède un des endroits les plus attractifs de Californie du Sud. Ce parc aquatique n’a cessé de s’étendre depuis son ouverture en 1964 et il occupe désormais une superficie de 60 ha. Il doit son succès à ses spectacles mettant en scène des dauphins et autres orques. « The Shamu adventure » nous offre la possibilité d’être arrosé mais aussi d’admirer ces superbes créatures. Le spectacle est rodé à la perfection et les quelques 3000 personnes ayant pris place dans l’enceinte se régalent à la vue de ces acrobaties. Le spectacle des lions de mer vaut aussi le détour, en effet, un clown rend la réplique à ces animaux parfaitement domestiqués. Nous divaguons entre les parcs des flamants roses, le jardin des tortues ou le fameux tunnel en Plexiglas qui offre une vue effrayante sous les requins. Nous terminons notre visite en caressant les dauphins ou en admirant un spectaculaire show en jet, ski nautique et VTT.

  

         La folie des achats nous pousse à longer la frontière et dévaliser un « outlet Guess soldant sa marchandise ». Les prix sont imbattables, même les mexicains sont là.

 

3 juillet 1999 :

         Nous quittons la côte Pacifique pour s’orienter vers l’est et ses déserts. La chaleur est intense lorsque nous sortons de la voiture. La sensation du vent qui nous fouette le visage s’apparente celle d’un sèche-cheveux. Les paysages changent d’un kilomètre à l’autre entre la riche Californie et le désert avec ses stations essence désaffectées. Nous traversons le Joshua Tree National Park, nom donné en 1851 par des mormons. Ce park possède quelques espèces de cactus protégés et notamment l’arbre de Josué qui peut atteindre 9 m de haut et vivre plus de 1000 ans. Fondé en 1936 pour protéger les bosquets de cette essence rare qui poussent dans l’aride région montagneuse s’étendant à l’est de Palm Springs, ce park est paradis pour les randonneurs. Toutefois, le manque de temps nous obligera à passer la visite des mines abandonnées ou de nous intéresser davantage à la flore. La route vers Palm Springs nous laisse admirer la rigueur de la DDE locale. Les routes sont parfaitement droites et un record de 23 miles de route sans virage est dans ma ligne de mire.

         Au détour d’une dune, nous apercevons une vraie oasis : c’est Palm Springs. Les stars en ont fait leur QG durant l’hiver, ce n’est qu’à 20 minutes de vol de LA. Son histoire moderne remonte en 1853 où des géographes du gouvernement découvrirent par accident un bosquet de palmiers entourant dans le désert une source d’eau minérale. La construction du premier hôtel s’acheva en 1886 et, au tournant du siècle, la cité est devenue une station thermale animée. Nous déjeunons dans un charmant petit restaurant anglais avec ses nappes à carreaux avant de reprendre la route vers Needles. nous effectuerons plus de 530 km sur des routes à perte de vue mais le temps passe vite avec la musique country...

         Nous pouvons respirer dans un Motel 6 de catégorie respectable avec sa piscine et sa chambre climatisée. Hôtel et la ville sont comme le paysage : DESERT

4 juillet 1999 :

         Le paysage se transforme un peu à l’approche de la frontière d’état de l’Arizona, du désert, nous passons aux ranchs. Nous déjeunerons même avec un bison caché derrière un enclos puis nous empruntons un bout de la mythique route 66 avant de se réorienter. La flore réapparaît petit à petit pour laisser place à de grands feuillus et aux montagnes de Sedona.

         A 32 km au sud de Flagstaff, sur l’US 89, cette ville où vécut longtemps Max Ernst est devenue la Mecque du New Age. L’endroit est hyper branché et attire tous les californiens friqués. Son ambiance évoque un Lubéron à l’américaine. Le site est réellement magnifique avec ses boutiques longeant la rue principale et avec ses rochers rouges qui cernent la ville. Le problème que nous rencontrons est le prix des chambres. Rien en dessous de 80 dollars. Nous décidons donc de pousser la route jusqu’à Flagstaff et le fameux hôtel Monte Vista.

         Evoquons tout d’abord le climat doux de cette ville d’altitude entourée de montagnes boisées. On commence à sentir le froid (on est en Arizona au mois de juillet !!!) et je prends l’option de lire le guide du Routard. Je vous lis « Situé dans le vieux centre de Flagstaff, cet hôtel a accueilli John Wayne (cool) et Clark Gable (Class). « Les chambres ont gardé leur décor de 1927 avec d’étranges miroirs et des meubles qui changent agréablement des motels. Non seulement il a du charme mais de plus il est bon marché ». Je rentre dans hôtel pour réserver deux lits dans un dortoir (16 $). Un vieux joue au piano, tandis qu’une vieille dors à moitié sur son comptoir, un bâtard croupit à ses pieds, il doit être encore plus vieux que les deux réunis. Il fait sombre et la vieille qui chique me fait « Yeah », je lui réponds poliment, désireux de louer une chambre pour la nuit. Sachant qu’il est près de 8 heures du soir et qu’il est impossible de trouver une autre chambre dans la ville (ville la plus proche du Grand Canyon), j’opte finalement pour les dortoirs. La literie est propre mais les bois sont recouverts de graffitis à l’effigie de je ne sais quels routards. L’ambiance est vraiment particulière. A cela, vous devez rajouter que le 4 juillet, c’est Independance Day, c’est un foutoir sans nom dehors, il est impossible de dormir dans ces conditions. A 23 heures, exaspérés, nous sortons découvrir Flagstaff by night et ses magasins de chapeaux de cow boy, santiagues et autres lassos. On dormira 4 heures.

5 juillet 1999 :

         Après l’achat d’un vrai chapeau de cow boy pour nous mettre à la page, nous entrons dans le Grand Canyon qui se situe à 150 km de Flagstaff. C’est l’un des phénomènes géologiques des plus étonnants qui soient. Le Colorado a taillé la roche tendre. Avant 1963, date de construction du barrage de Glen Canyon, le fleuve charriait 500 000 tonnes de sable par jour. Du fait des différences d’altitude considérables, cinq des sept grandes zones climatiques se retrouvent le long du Grand Canyon. Nous garons la voiture et nous dirigeons vers le bord de la falaise, le spectacle est saisissant. Tous les reportages, les photos vues dans le but de préparer le voyage ne pouvait nous préparer à un tel panorama. Les couleurs sont rouges, violettes, brunes, grises, le Grand Canyon est devant nous, c’est immense. Nous restons pétrifiées durant de longues minutes devant ce spectacle naturel. La descente vers le fond du canyon peut durer deux jours. Par contre, celle jusqu’au premier niveau, si on peut l’appeler ainsi durera deux bonnes heures. Les paysages sont d’une couleur intense qui changent au fur et à mesure de la descente. L’observation des strates nous permet de remonter le temps géologique tandis que nous buvons un de nos deux gallons d’eau. Nous croisons des guides à cheval qui proposent de nous emmener à Phantom Village, au fond du canyon, toutefois, les prix exorbitants du camping et du cannasson nous refroidissent par cette température supérieure à 40°.

      

      

 

         La particularité d’une randonnée en canyon est que l’on commence par la descente, la remontée sera plus dure et arrivons en fin d’après midi au parking à bout de souffle, d’eau, de sucre et d’hôtels. En effet, nous devons rouler plus de 150 km vers le nord pour trouver un hôtel à Tuba City, un hôtel tenu par une famille indienne en plein milieu du désert arizoniens. La journée restera sans doute un grand moment de ce voyage avec la découverte de l’immensité de ce phénomène. Nous nous affalons sur les lits King Size avant de sombrer dans des rêves magnifiques peuplés de couleurs ocre, de chevaux, d’écureuil et de coucher de soleil.

6 juillet 1999 :

         Mon dieu, que le réveil est difficile, un café et nous reprenons la route vers un autre grand park, une vraie merveille, un monument Naturel, je veux parler de Monument Valley. De nombreux westerns furent tournés dans ce décor grandiose tels la Chevauchée Fantastique ou Rio Grande avec en toile de fonds ces immenses pitons rocheux pouvant atteindre 300 à 400 mètres de haut. Ce park qui ne rentre pas dans la série des parcs nationaux américains est entièrement gérés par des indiens, il se situe sur la frontière entre l’Arizona et l’Utah. La vallée est donc peuplée de Navajos qui vivent de l’agriculture et de l’élevage de moutons ainsi que de la vente d’objets artisanaux tels des colliers ou autres petits bijoux. Ils habitent encore, à la manière de leurs ancêtres, dans des hogans en bois, brindilles et argile, accomplissent leur travail quotidien selon les traditions ancestrales, participent aux rites perpétués par le sorcier et pratiquent l’art des tableaux de sable. C’est un réel plaisir de sillonner ces pistes de sable au milieu de ces roches qui évoquent en moi les vieilles cassettes de mon grand père. Je mets le lecteur en marche, pas un nuage, je me coiffe de mon chapeau, Enio Moriccone retentit au son de l’harmonica, il était une fois benoit dans l’ouest....

      

  

     

         Après avoir effectué le tour du parc (2 à 3 heures minimum), marché entre les « three sisters » (phénomène géologique rare), nous empruntons la même route que Forrest Gump et faisons un stop solennel à l’endroit même où il se décide « d’arrêter de courir ». Le point de vue est magnifique, le soleil va se coucher dans quelques heures mais nous sommes déjà repartis vers notre prochain hôtel situé à Monticello (le Canyonlands Motor Inn) tenue par un charmant couple. Nous y séjournerons deux nuits. Après quelques courses, nous effectuons notre sport quotidien (aqua gym ce soir) avant de se diriger vers notre carnet de route et nos guides.

 

 

7 juillet 1999 :

         Les parcs naturels de l’ouest sont vraiment uniques au monde, nous en ferons une fois de plus l’expérience avec l’Arches Park (le point le plus éloigné de notre lieu de départ). Il mérite vraiment sa visite, on y trouve le plus grand nombre d’arc naturel et autres formations rocheuses dues à l’érosion par le vent, les rivières et le gel. Spielberg y a tourné des scènes de « La Dernière Croisade » avec le sympathique Indy ainsi que certaines scènes de « Thelma et Louise ». Notre premier stop s’effectue non loin de « Balanced Rock » au nom évocateur, puis nous nous enfonçons vers « Windows section » où l’on trouve deux arches pratiquement similaires les unes à cotés des autres. Toutefois, le clou du spectacle se situe à une heure de marche en suivant la route vers Delicate Arch. Ce sera sans doute mon coup de coeur, on y découvre une arche majestueuse posée littéralement dans un cirque de roche rose. La vue est splendide, nous y resterons plus d’une heure. La Landscape Arch mérite aussi le détour puisque c’est la plus longue arche naturelle du monde. Elle est haute de 32 m et mesure 89 m de long. Il est interdit de marcher à cents mètres à la ronde de ce monument car les vibrations peuvent, à tout moment, faire s’effondrer le joyau.

      

     

 

8 juillet 1999 :

         Notre deuxième nuit hôtel à Monticello et nous reprenons la route vers l’ouest d’autres curiosités tel que Natural Bridge, Glen Canyon mais surtout le lac Powell. Le spectacle de ces énormes falaises rouges qui tombent dans le lac vaut le coup d’oeil même si le temps est couvert en ce début d’après midi. Nous déjeunons, les pieds dans le vide à quelques centaines de mètres au dessus du lac, la vue est royale.

         La route nous conduit tout naturellement vers Capitol Reef qui n’est certainement pas le parc le plus spectaculaire de l’ouest américain. Il reste toutefois celui le plus sauvage et le moins aménagé, on y découvre des gravures rupestres au détour de routes sinueuses qui nous baladent dans des paysages désertiques sur fond de dômes massifs. Il ne nous laissera pas de souvenirs impérissables.

 

9 juillet 1999 :

         Les paysages changent du tout au tout, nous passons d’une terre aride à un paysage alpin avec ses grands conifères et ses vaches sur la route. Le Bryce Canyon restera une très belle découverte et un parc à ne pas manquer. En fait, ce n’est pas vraiment un canyon (il est bien moins profond que le Grand), mais un plateau calcaire dont l’érosion a crée des colonnes rocheuses d’une étonnante gamme de couleur allant de l’orange au rouge profond. Le panorama est très différent des autres parcs. Cette dentelle que l’on peut apercevoir du haut des routes provient de la mer qui, quand elle se retira, laissa des pics en forme de bougie. Ce parc abonde d tamias petit écureuil que nous appellerons des « tic et tac ». Ils mangent abondamment mais sont bien plus peureux que leurs homologues d’Arizona. Nous déambulons sur les petits sentiers qui nous laissent découvrir des panoramas lunaires sur fond de chaudes couleurs.

        

  

 

 

10 juillet 1999 :

         La route qui nous mène à Las Vegas nous fait découvrir d’autres endroits insolites tels que Zion National Park. C’est un endroit isolé et difficile d’accès qui en fait un lieu peu touristique. Il était autrefois le refuge des mormons qui fuyaient la persécution. Les couleurs de roches que l’on rencontre au gré des virages sont beige, rose, orange, les formes ne sont pas en reste avec ses cheminées, blocs suspendus, dômes mais l’animation est bien autour de la voiture. Nous cédons le passage à un cerf qui nous regarde avant de faire demi-tour et de venir nous interroger. Une feuille à la bouche, il se permet même de passer la tête à l’intérieur de l’habitacle à la recherche de je ne sais quelle nourriture. Il repartira, chemin faisant, à la recherche de ses compères.

      

         Nous poursuivons notre route vers l’ouest, j’arrête la voiture sur la freeway afin de poser sous le panneau « Welcome to Nevada, 125 years of vision ». Nous hésitons à rejoindre Vegas pour ce soir car les prix des chambres sont doublés, voir triplés le week-end, nous ferons escale jusqu’à lundi à Mesquite, une autre ville vouée au jeu. Nous trouvons facilement  à nous loger au Virgin River, un petit hôtel avec ses 600 chambres et 4 piscines, 2 cinémas. La VONST de Wild Wild West nous laisse de marbre, le film est tout simplement nul mais l’expérience d’un ciné aux States vaut le détour. Ils se sentent obligés de vivre les mêmes expériences que les acteurs, par conséquent, les spectateurs, crient, hurlent parfois, mangent des kilos de pop corn et commentent le film. Nous terminons la soirée au casino à claquer quelques cents.

    

 

11 juillet 1999 :

carte las vegas.gif (29187 octets)

         Las Vegas est en vue 50 km après notre entrée dans l’état. C’est une ville bien particulière qui s’étire le long du strip (pour les hôtels). Cette ville est comme plantée dans le désert, je ne sais pas pourquoi les américains décidèrent de planter un tel décor dans ce désert mais ils devaient avoir une bonne raison... les indiens peut être. Il est près de midi et une petite faim nous arrêter au pied du « Mandala Bay », un hôtel de luxe, nous réserverons notre chambre pour la nuit dans un petit motel de l’autre coté de la rue avant de s’enfourner un buffet de compet dans le buffet. Pour 5 dollars, des kilomètres de bouffe nous tendent les bras, mais ici, pas de doggy bag, si tu ne finis pas, tu jettes, pas le droit d’emmener, forbidden...

         Les villes frontalières d’état à état offrent souvent l’opportunité de bonnes affaires. Nous dépouillons donc les outlets de Jean à « Jean » (la ville). Nous retrouvons Vegas par la grande porte, c’est-à-dire by night et par le strip. Nous déambulerons toute la nuit de casino en casino (Excalibur, New York, MGM, Monte Carlo, Bellagio, Caesar, Flamingo, Luxor en vrac) à la recherche des « Bucket » (petit sceau en plastique à l’effigie des hôtels) et des poussées d’adrénaline. Nous ramènerons une cinquantaine de sceaux différents au grand dam de mes parents qui doivent se les coltiner dans leur maison. Le Bellagio nous sourit, nous gagnons 50 pièces de 5 cents soit la somme effrayante de 2 euros et demi. Un videur vient me voir afin de me soumettre à un contrôle d’ID. N’étant pas majeur (à 20 ans), je feins d’avoir oublié mon passeport dans ma suite du Caesar, je lui propose de voir ce problèmes administratifs avec mon chauffeur qui m’attend devant hôtel. En m’observant avec attention des pieds à la tête, il me propose tout naturellement de prendre la porte, ce que nous faisons sans hésiter avec notre magot.

  

         A Vegas, il est vraiment difficile de perdre de l’argent quand on est petit joueur comme nous. En deux jours, nous nous retrouverons même avec un solde  positif, la chance ou le nez, seul Dieu le sait...

         Il est 4 heures, on a marché plus de 15 bornes, on rentre se coucher.

12 juillet 1999 :

         C’est avec le jour que nous nous levons, nous partons à la conquête de Las Vegas que nous longeons à pied sous un soleil qui se fait attendre. Il est vrai que Vegas, de jour, est un peu moins beau, toutefois, la finition des hôtels, des décors est d’une grande précision. Nous effectuons des achats au pied du Mirage dans un des plus beau  Planet Holywood qui soit. Le Paris est en cours de construction, on peut déjà distinguer la Tour Eiffel, l’Arc de triomphe ou l’opéra. Après avoir abusé d’un énorme buffet le long de l’artère principale, nous plions bagages pour prendre en main notre chambre au Louxor. Le hall de cet hôtel est immense et haut de plus de 60 mètres. Il y a des machines à sous partout entre les palmiers et les copies d’oeuvres égyptiennes. Nous avons la chambre 17060 au 17 ème étage. La pièce donne sur une belle baie vitrée. La vue sur le reste de Vegas et la piscine de l'hôtel est impressionnante. Tout est fait pour que les visiteurs soient plongés dans un monde pharaonique (meubles, frises, tapisseries moquette où s’inscrit des phrases en hiéroglyphes). Dormir dans un grand hôtel à Vegas est un truc à ne pas manquer car ce n’est pas excessivement chère en semaine (55 dollars). Nous passerons la nuit dans les casinos et à regarder les 25 premières pellicules de notre périple.

 

  

13 juillet 1999 :

         Nous devons reprendre la route vers la Californie en longeant une dernière fois les grands hôtels tels que Stardust, Treasure Island ou Venetian. La journée est maussade et nous laisse de mauvaises surprises pour la Death Valley National Park.

         Il y règne, généralement, en été, la température moyenne la plus élevée de la planète. Ce phénomène est dû aux hautes montagnes qui enserrent cet ancien lac où se trouve le point le plus bas des Ameriques. Les cimes acérées de l’ouest qui barrent toutes accès aux influences océanes, s’élèvent jusqu’à 3350 mètres. Ces conditions climatiques rendent la Death Valley inhospitalière en toute saison, mais les teintes prises par ses rochers dénudés et les paysages lunaires qu’y créent les plaques de sel, les dunes, les canyons et de délicates formations géologiques en ont fait un grand pôle touristique. Toutefois, nous rencontrons la pluie et des torrents de boue sur les routes qui le traverse. Nous prenons le temps de faire une pause à Badwater, le fameux point le plus bas des Amériques (-86 m) nous laisse peu le temps de souffler, il fait plus de 50°. Il est possible, sans l’avoir testé de cuire un oeuf sur une pierre (le sol peut atteindre 75°). Nous sommes des veinards puisque certains guides écrivent « la pluie, extrêmement rare, tombe sous forme d’orages torrentiels » et c’est ce que nous vivons...

         Cette boue me pousse à rouler dans les flaques et donc à dégeulasser la voiture, une prise de bec plus tard et me voila abandonner à Furnace Creek. Madame étant désireuse d’avoir le monopole de la conduite s’en est allée. Elle décida, toutefois de revenir me chercher après quelques minutes... Ce park est très vaste et ne nous laissera que peu de souvenirs visuels extraordinaires. Je pense toutefois qu’une visite plus profonde peut faire découvrir de nombreux vestiges intéressants.

 

14 juillet 1999 :

         Le Séquoia National Park restera pour moi un véritable enchantement de par l’atmosphère qui y règne. Il protège au coeur de la Sierra Nevada une faune d’une richesse exceptionnelle et 34 forêts distinctes de séquoias géants. Ces arbres d’une beauté et d’une tenue imposante nous ridiculisent par leurs tailles et leurs statures. Le Général Sherman Tree est la plus volumineuse forme vivante du monde avec ses 84 m de haut et ses 11 m de large à la base. Il continue de pousser d’un centimètre tous les dix ans. La balade entre les souches, les petits musées consacrées à l’histoire des séquoias, nous apprend que celles-ci résistent aux pourrissements. Certains bûcherons en laissèrent il y a plus de 150 ans, elles sont toujours là.

      

         Pour notre dernière nuit à l’extérieur de San Francisco, nous dormons au Séquoia Motel de Fresno. Nous en profiterons pour jouer aux jeux vidéos et se casser le ventre à coup de pizzas.

 

15 juillet 1999 :

         Notre dernier parc et non des moindre est le Yosemite National Park, le plus ancien parc américain fondé par un décret d’Abraham Lincoln en 1864. Il est d’une superficie de plus de 3000 m² et protège entre 600 et 3900 m d’altitude un magnifique espace naturel où forêts de séquoias, cascades, prairies de montagne, parois de granit et gorges encaissées composent des paysages d’une grande variété. La plupart ne sont accessibles qu’à pied ou à cheval malgré les 320 km de routes qui sillonnent le parc. Nous consacrons une pleine journée à rouler le long de la Merced River où l’on pêche la truite. Le half Dome qui domine de plus de 1500 m le fond de la vallée est le symbole du parc. Il parait qu’il faut prendre le sentier qui monte en haut de ce rocher, le panorama est sans égal, le manque de temps nous l’interdit. Les Yosemite, Vernal et Nevada fall sont d’une grande beauté. Il faudrait rester plus de trois jours pour en profiter pleinement, les campings sont là pour accueillir les touristes. 

      

         Nous rentrons sur San Francisco où nous empruntons un des ponts qui surplombent la baie. La vue est magnifique et les retrouvailles chaleureuses. Nous resterons encore deux jours pour profiter de nos amis, de la ville et pour préparer le retour... chargé comme des mulets. La boucle est bouclée, le circuit du grand ouest doit être fait une fois dans une vie....

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